mardi, 27 septembre 2005
Transports garantis: les variations d'Huchon
Article paru dans Libération, le lundi 26 septembre 2005
Par Cédric MATHIOT
« Ceux qui ont entendu Jean-Paul Huchon, président du conseil régional d'Ile-de-France, promettre qu'il supprimerait dès que possible le «service garanti» dans sa région auront sans doute mal compris. Petit rappel : mi-juin, l'Etat profite de ses derniers jours à la tête du Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif) pour mettre en place un service garanti dans la région. Des avenants aux contrats liant le Stif à la RATP et la SNCF prévoient des pénalités lorsque les entreprises ne parviennent pas à respecter un niveau de trafic minimum les jours de conflits. Rien de révolutionnaire : le montant des pénalités est assez faible, et l'objectif fort peu ambitieux : les niveaux de trafic évoqués en deçà desquels les transporteurs sont sanctionnés (33 % pour la SNCF et 50 % pour la RATP) sont rarement atteints, même lors des gros conflits.
Cette conception très light du service minimum n'empêche pas Huchon de se braquer, d'évoquer une mesure «antisociale», et d'assurer qu'il «reviendra» sur ce service garanti dès son accession à la présidence du Stif, programmé au 1er juillet.
L'été a passé, et la colère du président socialiste est visiblement retombée. Le patron virtuel du Stif n'aurait plus l'intention de revenir en arrière. Officiellement, l'équipe du conseil régional prétend se heurter à un problème juridique, «il est tout à fait impossible de revenir sur cet avenant avant l'application du règlement européen OSP (un texte en préparation libéralisant les transports régionaux, ndlr)». Ce qui fait sourire un connaisseur du dossier : «Il a suffi d'une délibération au Stif pour mettre l'avenant en place, il n'en faut pas plus pour le faire sauter.»
Le Stif lui-même a du mal à dissimuler l'évidence : «Il est tout à fait possible techniquement de revenir sur cette décision.» Au ministère des Transports, on se délecte de la situation : «La vérité, c'est que Huchon n'aurait pas dû crier au scandale il y a quelques mois, car il sait bien qu'il aura le plus grand mal à justifier auprès des usagers franciliens le retrait d'un système qui vise à une amélioration du service et ne prévoit aucune atteinte au droit de grève.»
La position inconfortable du PS francilien illustre la gêne des socialistes sur cette question. Si bon nombre de présidents de région socialistes se déclarent officieusement sensibilisés à la question de la «continuité des transports» lors des conflits sociaux, aucun n'a encore accepté de mettre en place le dispositif préconisé par le ministère des Transports. Et ce en dépit de la pression de la SNCF qui pousse pour que soit généralisé ce type d'accords. Jusqu'à présent, les deux seules régions à avoir franchi le pas sont l'Alsace d'Adrien Zeller (UMP) et donc l'Ile-de-France... »
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Les transports en Ile-de-France : vite, une solution !
La crise du Syndicat des transports d’Ile-de-France dure maintenant depuis plus de trois mois. Trois mois durant lequel les socialistes n’ont cessé de s’adonner à leur sport favori : la démagogie et l’irresponsabilité politique.
Il est grand temps qu’une sortie de crise soit trouvée, puisque ce n’est pas Jean-Paul Huchon que cette crise dérange (il n’a pas du voir un métro depuis plusieurs années…) mais bien les usagers quotidiens des transports en commun qui sont les premieres victimes de l’abscence d’investissements nouveaux.
Voici ce qu’en pense Roger Karoutchi, Président du groupe UMP au Conseil régional d’Ile-de-France, qui n’a eu de cesse de proposer différentes solutions, solutions constamment rejettées par l’exécutif régional socialiste :
« Dans le cadre de la loi du 13 août 2004 portant transfert du STIF à la Région Ile-de-France, l’Etat a fait un geste significatif en prévoyant une compensation financière de 529 Millions d’euros, à laquelle s’ajoutent les sommes destinées au financement des retraites RATP, soit un total de 900 Millions d’euros par an. Le Gouvernement a ainsi strictement appliqué la loi qui prévoyait les mécanismes de compensation et a donc tenu ses engagements.
La loi a prévu la création d’un Comité d’Evaluation des Charges qui doit analyser toutes les compensations liées au fonctionnement. Ce Comité devrait probablement décider début octobre d’ajouter au montant déjà versé par le Gouvernement, 20 à 30 millions d’euros destinés notamment à financer la prise en charge du dispositif de la CMU ainsi que celui du service de transport de nuit. Le Gouvernement s’est engagé à suivre les avis du Comité.
L’exécutif régional socialiste, de son côté, a démagogiquement fait voter au printemps une demande de compensation complémentaire de 700 Millions d’euros la première année, puis 400 millions d’euros les années suivantes, qui s’ajouteraient aux sommes déjà versées par le Gouvernement ! Cette décision a eu pour effet de geler les négociations avec l’Etat et de conduire à une impasse en privant le STIF d’un Conseil d’administration depuis le 30 Juin 2005. En effet, le Président de région a présenté à l’assemblée régionale une résolution en juin dernier s’opposant à la désignation de ses représentants.
Le groupe UMP du Conseil régional a bien entendu voté contre cette décision de la chaise vide qui ne réglera en aucun cas la crise que traverse l’organisation des transports franciliens.
Actuellement donc, le Conseil d’administration n’est pas constitué, le Directeur Général du STIF règle les affaires courantes mais aucun nouveau projet ne peut être adopté.
Ainsi de nombreux projets sont bloqués : système de vidéosurveillance dans les gares, généralisation de la carte Navigo, prolongement de la ligne Balard-Créteil, aménagement des gares telles celles de Versailles-Chantier ou de Noisy-le-Grand, mise en place du TCSP de Massy-Palaiseau, ou encore les nombreux travaux d’accessibilité des gares aux personnes à mobilité réduite…
Enfin et surtout, le Conseil d’administration doit voter avant la fin de l’année le budget 2006 du STIF…. !! Rappelons que le budget arrêté en 2005 représentait près de 4 milliards d’euros … ! L’ensemble des élus d’Ile-de-France souhaite qu’une solution soit rapidement trouvée de manière à ce que les usagers ne soient plus pris en otage par les surenchères de l’exécutif régional socialiste et disposent de transports réguliers, sûrs et confortables.
A ce titre, Roger Karoutchi, Président du Groupe UMP au Conseil régional, a demandé qu’un geste volontaire du Gouvernement soit fait sur le renouvellement du matériel roulant. La solution qu’il préconise serait que l’Etat accepte de prendre en charge 25 % des factures à compter de l’année prochaine, sur 10 ans, soit la durée des programmes de renouvellement du matériel roulant pour la SNCF et la RATP.
Le total des programmes de renouvellement coûte 4 milliards d’euros, mais une fois déduit l’amortissement (à condition qu’enfin la SNCF investisse la totalité de l’amortissement du matériel francilien en Ile-de-France et non en partie pour le TGV) cela représente environ 2 milliards d’euros. Ainsi, l’Etat apporterait 500 millions d’euros supplémentaires sur 10 ans uniquement pour le matériel roulant.
Cette solution permet d’assurer que l’argent public soit uniquement utilisé pour des investissements de renouvellement du matériel roulant et non destiné à financer des mesures démagogiques, et que l’effort global des entreprises et du STIF soit accompagné de manière significative par l’Etat, ce qui permettra de relancer durablement les investissements en multipliant les commandes publiques.
En tout état de cause, Roger Karoutchi a proposé qu’une table ronde soit rapidement organisée, afin de sortir au plus vite de cette crise, en mettant ainsi chacun des acteurs face à ses responsabilités pour permettre de garantir un service de transport de qualité aux usagers franciliens. »
Bien évidemment, les Jeunes Populaires du XIVème arrondissement dénoncent l’attitude de Jean-Paul Huchon et soutienne le groupe UMP du Conseil régional et son Président Roger Karoutchi dans la recherche d’une solution à cette crise dont les citoyens sont les premieres victimes.
Geoffroy,
Militant Jeunes Populaires du XIVème arrondissement de Paris
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