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dimanche, 19 mars 2006

Dominique de Villepin tenez bon !

Partout où l’on manifeste c’est le même constat. Chaque fois que l’on exprime son désaccord face aux blocages des universités ou du C.P.E., on vous traite de « fachos » ! Mais qui sont réellement les « fachos » ? Qui emploie des méthodes d’un autre temps pour imposer à une majorité trop souvent silencieuse, la volonté d’une minorité désabusée, trompée et trompeuse ?

 

Ces jeunes que l’on rencontre dans les facs ne sont qu’une poignée, une centaine tout au plus. Ils organisent des assemblées générales truquées et empêchent les étudiants non seulement d’étudier, mais plus grave encore, interdisent aux étudiants de s’exprimer par le vote lorsqu’il s’agit de les questionner sur la poursuite des mouvements de grève. Ces jeunes « bloqueurs », entièrement manipulés par les syndicats et partis politiques de Gauche, ne cessent de stigmatiser un C.P.E. qui ne s’appliquera jamais à eux. Ils voient en lui le mal du siècle et invente, sans scrupules, de nouvelles dispositions totalement absurdes. Parmi celles-ci, la possibilité de licencier du jour au lendemain, ou encore celle de licencier femmes enceintes et personnes malades. Or ces pseudos militants engagés, révoltés contre notre société et soit disant bien informés ne font pas du tout corps avec la réalité.

 

Que permet réellement le C.P.E. ? Le contrat autorise effectivement un employeur à licencier sans motif un salarié qui dispose, rappelons le, d’un préavis d’un mois. Par ailleurs, l’employé dispose d’un droit à la formation dès la fin du premier mois d’embauche contre un an pour le C.D.I. classique. Puis, dès le quatrième mois, il peut, s’il est licencié, bénéficié d’indemnités chômages, auxquelles il n’aurait pas eu droit, n’ayant que peu ou pas travailler auparavant. De fait, pour reprendre l’exemple du Premier ministre, une personne licenciée au bout du sixième mois de son contrat, a droit à sept mois d’indemnités de chômage. Pendant cette période, un « référent » est nommé, chargé d’aider et de suivre la personne pour qu’elle retrouve un emploi. Par suite, rappelons que tout licenciement donne droit à une indemnité, que le droit du travail continue de s’appliquer et que de facto, il est impossible, même pendant la période initiale de deux ans, de licencier une femme enceinte ou une personne malade. Enfin, le C.P.E, à la fin de la période initiale (qui se réduit si le demandeur à l’embauche a déjà effectué un C.D.D. ou un intérim) devient un véritable C.D.I.

 

Le contrat nouvelle embauche n’est donc pas mieux que rien et encore moins pire que tout. Il est une réponse au chômage chronique des jeunes non qualifiés qui ont bien vu en celui-ci leur intérêt. Cessons, nous les jeunes, ne nous faire embobiner ou instrumentaliser par ces mouvements et ces jeunes en mal d’idées qui n’ont qu’une obsession, faire régner le désordre !

 

NON au blocage ! OUI à la réussite et à la liberté d’étudier ! Ensemble, soutenons le C.P.E. !

 

 

MAXIME BARNIER

 

Délégué « jeunes populaires » du XIV ème arrondissement

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