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mardi, 28 février 2006
Félicitations Françoise !

Le 25 mars au 1er tour, seul femme en lice et favorite des sondages, Mme de Panafieu (40,69% des exprimés soit 4.446 voix) avait devancé très largement M. Goasguen qui a obtenu 23,43% (2.560 voix).
Claude Goasguen a alors annoncé lundi soir qu’il retirait sa candidature face à Françoise de Panafieu pour le deuxième tour des élections primaires prévues le 4 mars pour l’investiture UMP lors des municipales de 2008 à Paris, dans un communiqué reçu à l’AFP.
« Les résultats généraux donnent à Françoise de Panafieu une avance significative qui témoige de sa notoriété au sein de l’UMP Paris. Elle apparaît comme la mieux à même d’affronter l’actuel maire de Paris lors des prochaines élections municipales », a expliqué M. Goasguen. « J’ai donc décidé de renforcer une union toujours fragile dans la capitale depuis 2001 en retirant ma candidature pour le 2ème tour de l’UMP à Paris », a-t-il ajouté dans ce communiqué.
« Ma décision s’inscrit dans le droit fil de mon action depuis 2001 pour renforcer l’union chaque fois que cela est nécessaire », a-t-il poursuivi.
Les jeunes populaires du XIV ème arrondissement félicitent Françoise de Panafieu, candidate officielle de l’UMP pour les municipales. Les jeunes du XIV ème lui apporteront tout leur soutien dans les prochaines batailles face au candidat sortant de la mairie de Paris. En outre, les jeunes se félicitent de l’esprit d’union dégagé et soutenu dans les propos de Claude Goasguen. Une union qui fait la force du mouvement depuis sa création et plus que nécessaire dans nos combats contre la gauche parisienne.
Bravo Françoise ! En route pour la victoire aux municipales !
Maxime
Délégué "jeunes populaires" du XIV ème arrondissement
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dimanche, 26 février 2006
Un second tour Panafieu - Goasguen
Un second tour entre Françoise de PANAFIEU ( 40,7% des suffrages ) et Claude GOASGUEN ( 23.4% ) sera organisé. Le premier tour a été marqué par une très forte participation, puisque 78 % des adhérents de l’UMP ont participé à ce scrutin inédit.
Les Primaires de l’UMP Paris, organisées les 25 février et 4 mars 2006, ont pour objet de désigner la ou le candidat qui sera investi par l’UMP aux prochaines municipales à Paris. Le 2ème tour se déroulera comme suit :
Vote électronique (Internet) du mardi 28 février, à partir de 9 heures, au vendredi 3 mars 2006, jusqu’à 18 heures (possibilité de vote électronique à la Fédération de Paris) ;
Vote manuel le samedi 4 mars 2006, dans chaque circonscription, de 9 heures à 18 heures.
Pour pouvoir voter, vous devez avoir cotisé en 2004 ou 2005 et être à jour de cotisation 2006 au plus tard le jour du scrutin.
Philippe GOUJON
Président de la Fédération UMP de Paris
Sénateur de Paris
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vendredi, 10 février 2006
Les principales mesures de l'avant-projet de loi sur l'immigration
Le 9 février dernier, l’avant-projet de loi relatif à l’immigration et à l’intégration a été présenté par le Ministre de l’Intérieur lors d’un comité interministériel. Il doit permettre définir une nouvelle politique d’immigration pour notre pays.
Le principe en est simple : une immigration choisie permettra une intégration réussie.
Cette réforme met en place des outils en matière de régularisation, de regroupement familial, d’accueil des étudiants étrangers, etc.
Ce texte est largement inspiré de la Convention que l’UMP a consacrée à ce sujet en juin 2005 ; l’occasion de rappeler le rôle moteur de notre mouvement dans le débat d’idées et les réformes à mettre en place pour notre pays.
Voici les principales mesures de l’avant-projet de loi :
Pour une immigration du travail
3 nouvelles dispositions sont prévues :
Pour les travailleurs saisonniers, un titre de séjour triennal renouvelable est crée
En ce qui concerne les talents étrangers, une carte de séjour d’une durée de trois ans renouvelable sera proposée aux migrants hautement qualifiés (scientifiques, informaticiens, intellectuels, artistes), susceptibles de participer « de façon significative et durable au développement de l’économie française ou du pays dont il a la nationalité ».
Enfin, dans certains secteurs d'activité et dans certaines régions il sera possible de surseoir à la règle qui stipule qu’une entreprise ne peut recruter un étranger que si la compétence est introuvable sur le territoire national. C’est le cas par exemple dans les secteurs de la "mécanique, maintenance industrielle, froid, hôtellerie-restauration, des travaux publics, infirmières".
Repenser l’immigration étudiante
Les étudiants accueillis seront admis en fonction de plusieurs critères : nationalité, niveau d’études, filière... Priorité sera donnée à un étudiant qui choisira une voie universitaire pour laquelle on manque d’étudiants.
Les étudiants bénéficieront d’une carte de séjour d’un an (prolongeable jusqu’à 4 ans pour préparer un master) ; un titre de séjour complémentaire de 6 mois sera accordé à ceux qui souhaitent compléter leur formation par un premier emploi dans notre pays.
Une carte spéciale de séjour sera délivrée aux meilleurs étudiants en contrepartie de l’obligation de retourner dans leur pays d’origine afin qu’ils rendent à celui-ci une partie du bénéfice de leur formation et ne le prive pas de ses élites".
Fin des régularisations automatiques
Un étranger présent illégalement sur le territoire français depuis dix ans ne donnera plus droit automatiquement à un titre de séjour.
Les préfets pourront apprécier au cas par cas la situation des étrangers en situation irrégulière et décider de certaines régularisations.
La régularisation reste possible même avant les dix ans.
Mieux encadrer le regroupement familial
Tout étranger qui demandera à être rejoint par sa famille devra prouver qu’il peut la faire vivre à partir des revenus de son travail, hors prestations sociales.
Le délai de demande passe en outre de 12 à 24 mois.
Lutter contre les mariages de complaisance
Le mariage d’une personne étrangère en situation illégale avec un(e) Français(e) n’impliquera plus de façon automatique la reconnaissance du droit au séjour. La personne devra attendre trois ans de vie commune (contre 2 actuellement) et démontrer qu’elle a respecté le contrat d’accueil et d’intégration.
Pour obtenir une carte de séjour temporaire, les conjoints de Français devront justifier d’un visa long séjour de plus de trois mois.
Le contrat d’accueil et d’intégration :
Ce contrat définit plusieurs engagements de l’Etat à l’égard du migrant : obligation de lui apprendre le français, de l’orienter dans ses démarches pour chercher un emploi, de le protéger contre les discriminations.
En retour, le migrant devra s’engager à apprendre obligatoirement notre langue, et à respecter nos lois ; une attention particulière sera portée au respect des droits de la femme.
Les préfets et les maires auront la charge de vérifier si le contrat d’accueil et d’intégration a été respecté avant de délivrer une carte de résident de 10 ans.
Obligation de quitter le territoire
L'administration pourra désormais assortir sa décision de refus ou de retrait d'un titre de séjour d'une "obligation à quitter le territoire français".
La personne disposera de quinze jours, et non plus d’un mois, à compter de la notification de la décision de l'administration, pour déposer un recours, suspensif, devant le tribunal administratif.
Lutter contre le travail d’étrangers en situation irrégulière
Les étrangers qui travaillent illégalement en France ont vocation à être expulsés.
Le décret est en cours qui oblige un employeur convaincu d’employer des clandestins de payer les frais de retour de ceux qu’il a embauchés.
12:54 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
"Une immigration choisie c'est une immigration réussie"
Interview de Nicolas Sarkozy
Ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du Territoire
Journal du Dimanche
Dimanche 5 février 2006
Jeudi, vous présentez en comité interministériel votre avant-projet de loi relatif à l’immigration et à l’intégration, pourquoi un nouveau texte ?
Le système d’intégration à la française ne fonctionne plus. L’une des raisons majeures de ce dysfonctionnement, c’est l’incapacité dans laquelle la France s’est trouvée de maîtriser les flux migratoires depuis 1974 quand on a commencé à passer d’une immigration économique à une immigration familiale. C’est ainsi qu’aujourd’hui seulement 5% des immigrés sont des immigrés du travail. Le système d’intégration s’est donc bloqué, emporté par le nombre grandissant d’une immigration irrégulière qui a conduit à une paupérisation de cette population, à la constitution de véritables ghettos, à la paralysie et au détournement du système.
Comment arrivez-vous à comptabiliser l’immigration irrégulière puisque par définition elle est clandestine?
Pour l’essentiel, les candidats à l’immigration rentrent régulièrement en France grâce à un visa de tourisme de trois mois puis ils s’y maintiennent irrégulièrement. Nous ne voulons plus d’une immigration subie, nous voulons une immigration choisie, voilà le principe fondateur de la nouvelle politique de l’immigration que je préconise. Je sais que ce principe se heurte à deux intégrismes. Le premier: celui de l’immigration zéro défendu par Le Pen, impossible techniquement et contre-productif dans la mesure où les civilisations et les sociétés courent d’avantage le risque de la disparition par la co-sanguinité et la fermeture que par le mélange et l’ouverture. Le second, celui de ceux qui estiment que tout contrôle de l’immigration porte en lui les germes d’une forme de racisme. J’accuse cet intégrisme-là de favoriser l’extrémisme car derrière l’immigration non contrôlée, il y a un risque signalé d’amalgames, de tensions et de racisme.
«L’immigration choisie» que vous souhaitez ne risque-t-elle pas d’entraîner une fuite des cerveaux des pays d’origine?
Dans mon concept d’immigration choisie, je ne vise pas uniquement les cadres des pays en voie de développement. Je n’ai jamais dit qu’il fallait prendre aux autres les bacs + 10 pour leur laisser les bacs -4. L’immigration choisie ce n’est pas simplement le haut de gamme des élites des pays en voie de développement, ce peut-être aussi des flux migratoires définis en fonction des différentes provenances. Faire venir 10 000 informaticiens de l’Inde qui compte 900 millions d’habitants ne s’apparente en rien à un pillage d’élites, en revanche faire venir 50 étudiants en médecine de la Zambie, là c’est du pillage. En outre, je propose la création d’une carte spéciale qui sera délivrée aux étudiants les meilleurs en contrepartie de l’obligation de retourner chez eux afin qu’ils rendent à leurs pays une partie du bénéfice de leur formation. Pour éviter, par exemple, que tous les médecins béninois exercent en France et aucun au Bénin. Je ne crois à l’immigration choisie que dans la mesure où elle est concertée entre le pays d’arrivée _la France_ et ceux de départ _les pays en voie de développement.
Les étudiants étrangers obtiendront donc plus facilement qu’aujourd’hui un visa?
Je propose un système d’immigration à points pour éviter comme aujourd’hui que les étudiants étrangers se bousculent devant les consulats et fassent la queue pour demander un visa. Ainsi donnera-t-on priorité à un étudiant qui choisira une voie universitaire pour laquelle on manque d’étudiants. En ce qui concerne les talents étrangers, une carte de séjour d’une durée de trois ans sera proposée à des migrants hautement qualifiés, scientifiques, informaticiens, artistes ou personnes ayant une compétence rare, pour contribuer au dynamisme économique de notre pays.
Qu’en sera-t-il pour les travailleurs non qualifiés?
Là aussi, il est plus juste de faire venir des gens pour qui on a un travail et un logement que d’accueillir ceux à qui on ne peut rien offrir. Quand il y a des secteurs économiques où les Français ne sont pas candidats, il n’y a que des avantages à faire venir des travailleurs étrangers. D’où notre idée que, chaque année, le gouvernement indiquera dans un rapport au Parlement les objectifs quantitatifs prévisionnels de visas et de titres de séjour pour les trois années à venir en fonction des capacités d’accueil de la France en matière d’emploi, de logement, d’éducation nationale. Ces références chiffrées porteront sur les grandes catégories de visas et de titres de séjour: famille, travail, étudiant, politique. Ce qui aura l’avantage d’obliger à un débat démocratique sur la politique de l’immigration plutôt que de jeter des anathèmes. Avec mon projet, le gouvernement, quel qu’il soit, sera obligé de définir ses objectifs et de les annoncer.
Quid désormais du regroupement familial?
Il y aurait une contradiction majeure à plaider pour l’intégration et à revenir sur le regroupement familial qui est un droit garanti par la Convention européenne des droits de l’homme. Il n’est pas question de revenir sur ce droit. En revanche, je veux encadrer le regroupement familial: l’étranger qui demandera à être rejoint par sa famille devra prouver qu’il peut la faire vivre à partir des revenus de son travail. On ne prendra plus en compte les diverses allocations sociales.
Quelles sont les autres mesures que vous préconisez?
La prime à la clandestinité est supprimée: dix ans de clandestinité continue sur le territoire français ne donneront plus droit automatiquement à un titre de séjour. Cela ne veut pas dire que les préfets ne pourront pas apprécier au cas par cas la situation des étrangers en situation irrégulière. La régularisation reste possible même avant les dix ans. Autre mesure: le contrat d’accueil et d’intégration que je souhaite obligatoire pour tout étranger qui demande à s’installer durablement en France. Ce contrat comportera des engagements de l’Etat à l’égard du migrant: obligation de lui apprendre le français, de l’orienter dans ses démarches pour chercher un emploi, de le protéger contre les discriminations et en échange, le migrant prendra des engagements envers la société française: apprendre obligatoirement notre langue, respecter nos lois et, parmi celles-ci, l’égalité entre hommes et femmes. Dans le cas d’une femme gardée en otage à son domicile sans apprendre le français, la famille entière sera contrainte de repartir. Les préfets et les maires auront la charge de vérifier si le contrat d’accueil et d’intégration a été respecté avant de délivrer une carte de résident de 10 ans.
Sur les mariages de complaisance, avez-vous de nouvelles propositions?
Le mariage d’une personne étrangère en situation illégale avec un (e) Français (e) n’impliquera plus de façon automatique la reconnaissance du droit au séjour. La personne devra attendre trois ans de vie commune et démontrer qu’elle a respecté le contrat d’accueil et d’intégration.
Que faites-vous contre les employeurs qui sont très contents d’embaucher des étrangers en situation irrégulière afin d’avoir une main-d’œuvre à bon marché et sans droit?
Désormais un employeur convaincu d’employer des clandestins est obligé de payer les frais de retour de ceux qu’il a embauchés. Le décret est en cours alors que pendant cinq ans le gouvernement Jospin s’est bien gardé de prendre une telle mesure. Les étrangers qui travaillent illégalement en France ont vocation à être expulsés.
N’est-ce pas absurde d’expulser ceux qui travaillent sur les chantiers, même s’ils sont en France de manière illégale, pour en faire venir d’autres de manière régulière?
Non ! On rentre en France légalement. Sinon on n’y rentre pas. Le but c’est de privilégier l’immigration régulière pour que les travailleurs qui viennent en France ne soient plus exploités mais qu’au contraire ils bénéficient d’un statut régulier et de l’application de la convention collective.
L’expulsion du Malien dans le cadre des émeutes des banlieues, est-ce le retour de la double peine?
Pas du tout! Il existe une loi qui indique que lorsqu’un étranger en situation régulière en France commet des troubles à l’ordre public, il est expulsé. Cette loi n’avait pas choqué le gouvernement socialiste qui n’y a pas touché. J’ai rappelé les termes de cette loi au moment des émeutes du mois de novembre. Ce rappel a été suivi d’effet puisqu’il y a eu très peu de cas d’étrangers pris dans les violences urbaines. La double peine, c’était l’automaticité de l’expulsion quand il y avait condamnation. Du fait de sa suppression, 800 personnes qui auraient dû repartir sont restées. Là c’est tout à fait autre chose, la personne n’est pas expulsée parce qu’elle est condamnée, mais parce qu’elle a commis des violences urbaines.
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mardi, 07 février 2006
Rencontre avec Pierre Lellouche
Après Claude Goasguen, Jean Tiberi et Françoise de Panafieu, c'est au tour de Pierre Lellouche d'être l'invité de la 11ème circonscription et de venir à la rencontre des adhérents pour exposer son programme dans le cadre des primaires de l'UMP pour les éléctions municipales de 2008.
Pierre Lellouche
sera présent le mercredi 8 Février 2006 à 19h00
à l'Entrepôt
rue de Pressense (Métro Pernety)
Cette rencontre sera l'occasion pour chacun d'entre vous et les jeunes en particulier de débattre avec le candidat sur des sujets relatifs à la capitale qui vous tiennent à coeur.
Maxime
Délégué "jeunes populaires" du XIV ème arrondissement
22:48 Publié dans Jeunes Populaires - Rendez-vous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La vérité sur le Contrat Première Embauche (CPE)
Le Monde du 7 février – Enquête : « CPE, les jeunes sans illusions »
Contre argumentaire
Le CPE, un vrai CDI.
L. Belrhali, 22 ans, le CPE, « c’est juste la promesse d’un éternel retour à la case départ ».
Au contraire, c’est l’opportunité de partir sur le bon pied : 2 ans pour accéder à un emploi stable, contre 8 à 11 ans aujourd’hui.
J. Lambert, 20 ans, « le CPE instaure une précarité pour tous les jeunes, les non-diplômés comme les diplômés. Or jusqu’à présent, les diplômés parvenaient encore à trouver du travail sans inéluctablement passer par des CDD ».
La précarité, pour les jeunes, c’est maintenant, y compris pour les plus qualifiés : 21% de taux de chômage un an après la sortie des études pour les bacs +3 et plus.
Pour les jeunes qui échappent aujourd’hui à la précarité, il n’y a aucune raison pour que la situation change. Leurs compétences sont très recherchées par les employeurs, qui continueront à leur proposer des CDI classiques.
L. Belrhali ajoute : « le problème de ces contrats est très simple : on trouve un job facilement, mais on ne peut tout simplement pas en vivre ».
Le CPE, c’est une rémunération normale garantie par la convention collective dont dépend l’entreprise : elle ne peut être inférieure au SMIC.
Le CPE, des garanties fortes pour le salarié.
A. Petitjean, 24 ans, « avec cette possibilité de licencier pendant 2 ans, certains employeurs pourraient se montrer assez capricieux ».
Quand un employeur investit pour former un salarié, ce n’est pas pour s’en débarrasser sur un mouvement d’humeur.
Le droit du travail s’applique au CPE comme à tout autre contrat : il faut toujours un motif valable pour licencier un salarié. Par exemple, un employeur ne pourra pas se séparer d’un salarié parce que sa tête ne lui revient plus.
Les droits des salariés augmentent avec l’ancienneté : plus le temps passe, moins l’employeur a intérêt à rompre le contrat de travail.
S. Benkemoun: « Il y aura une menace permanente pour le salarié, qui pourra se faire licencier du jour au lendemain ».
C’est faux. Avec le CPE, on ne peut pas licencier du jour au lendemain. Il y a un préavis obligatoire qui progresse avec l’ancienneté : 15 jours durant les 6 premiers mois et 1 mois au-delà.
En cas de rupture, le salarié bénéficie d’une indemnité de licenciement, qui augmente en fonction du temps passé dans l’entreprise.
Après 4 mois passés dans l’entreprise, il bénéficie également d’une indemnisation du chômage pendant 2 mois, ce qui n’était pas le cas auparavant.
C. Autran « la période d’essai est difficile à vivre. Ça veut dire que pendant 2 ans, on n’est pas dans une position d’égal à égal, on est inférieur, on peut rien négocier, sur les salaires, les vacances ».
Il faut bien distinguer la période d’essai, qui dure un mois, de la période de consolidation de l’emploi, qui dure 2 ans au maximum. Pendant cette période, il y a un préavis et des indemnités en cas de rupture, ce qui n’est pas le cas dans une période d’essai.
Avec le CPE, les droits du salarié augmentent au fil du temps passé dans l’entreprise. Le pouvoir de négociation aussi. Il est normal qu’au bout d’une semaine, on ne puisse pas demander une augmentation. En revanche, rien n’empêche un salarié dont le travail est apprécié et qui a déjà passé plusieurs mois dans l’entreprise de négocier avec son employeur.
Les droits à congé sont les mêmes qu’avec n’importe quel autre contrat de travail.
T. Cheron, 23 ans : « comment se syndiquer quand on peut être viré sans raison ? ».
Le CPE ne change rien au droit qu’a tout salarié de se syndiquer. Ce n’est pas un motif valable de licenciement.
Le CPE, un bon départ dans la vie.
L. Belrhali: « Quel propriétaire accepterait de louer à quelqu’un qui peut se retrouver sans boulot du jour au lendemain ? ».
Le CPE, c’est un accès facilité au logement : une garantie de loyer et une avance de la caution grâce au dispositif LOCAPASS.
o Elle ajoute : « Quelle banque va vous donner un crédit à la consommation, ou étudier avec vous des possibilités de découvert ? ».
Le CPE, c’est un accès facilité au crédit : la fédération bancaire française a annoncé qu’elle traiterait le contrat première embauche comme n’importe quel autre CDI.
19:00 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
