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dimanche, 22 janvier 2006

Rencontre avec Françoise de Panafieu

Après Claude Goasguen et Jean Tiberi, c'est au tour de Françoise de Panafieu d'être l'invité de la 11ème circonscription et de venir à la rencontre des adhérents pour exposer son programme dans le cadre des primaires de l'UMP pour les éléctions municipales de 2008.

 

Françoise de Panafieu

sera présente le lundi 30 Janvier 2006 à 18h45

à l'hôtel "Parnasse"

79 avenue du Maine (dernier étage)

Métro Gaîté

 

 

Cette rencontre sera l'occasion pour chacun d'entre vous et les jeunes en particulier de débattre avec la candidate sur des sujets relatifs à la capitale qui vous tiennent à coeur.

 

Maxime

Délégué "jeunes populaires" du XIV ème arrondissement

samedi, 21 janvier 2006

Politique 2.0

Sur le thème "blog et politique(s) le 30 janvier 2006 prochain à l'Entrepôt, une réunion publique en trois parties "cinéma-débat-dîner" a lieu sur le thème "blog et politique(s)".
Titre de la soirée : Politique 2.0.

Les organisateurs
4 citoyens-blogueurs (Benoit Dausse, Stéphane Galienni, Nathan Guetta, Pierre Vallet). Nous souhaitons pendant cette soirée sensibiliser les politiques aux nouvelles méthodes de communication et aux perspectives de la société numérique.


Détails de la manifestation

L'idée est de dépoussiérer et renouveler la "soirée débat politique".
- 18h-20h : Diffusion du film "The Candidate" de Robert Redford - le candidat tel qu'il se rêve face à la réalité de l'univers politique (américain).
- 20h-21h30 : Débat. Les blogs vont-ils participer d'un rapprochement ou d'une réconciliation entre politiques et citoyens ? Ne sont-ils qu'une nouvelle forme de marketing politique ? Comment les médias traditionnels s'organisent face à cette nouvelle forme de media personnels ? Se remettent-ils en cause, à l'heure où les blogueurs commencent à jouer les intervieweurs (phénomène des podcasts) ? Quels avantages et inconvénients pour un politique d'avoir un blog par rapport à un site personnel traditionnel ? Les blogs politiques et blogueurs auront-ils un rôle déterminant dans les échéances électorales à venir ? etc.
- 21h30-23h : Prolongation du débat autout d'un dîner sur un mode convivial (organisation par tables de 6 à 8 personnes, conversations informelles).

A noter, si la présence des intervenants n'est pas nécessaire pendant la diffusion du film, il a été demandé à tous les intervenants de rester dîner avec nous. L'idée est notamment de montrer que les politiques, accessibles via leurs sites personnels, le restent dans la vraie vie... ;o)

jeudi, 19 janvier 2006

Primaires Parisiennes : Episode II

 

Lundi 23 janvier 2006 à 19h au Caroussel du Louvre


Philippe GOUJON, président de la Fédération UMP de Paris, vous invite à un débat public autour des 4 candidats aux primaires. Cette importante réunion se déroulera dans le cadre de l’auditorium du Carrousel du Louvre et constituera une étape très importante à un mois du début du scrutin.


Carrousel du Louvre, 99 rue de Rivoli 75001 PARIS
Métro : Palais Royal - bus 21, 69, 72, 81, 27, 39, 95, 48
Parking : Carrousel du Louvre 

jeudi, 12 janvier 2006

Voeux à la presse de Nicolas Sarkozy

Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi d'abord d'adresser à chacun d’entre vous, ainsi qu’à vos familles et aux organes de presse que vous représentez, des vœux de bonne année 2006.

Plus que jamais, la France a besoin de comprendre que le vaste monde change, bouge, innove, invente. Elle ne peut demeurer immobile ou se contenter de demi réformes. Pour faire la course en tête, la France doit travailler davantage, se réformer davantage, innover davantage, s'ouvrir davantage.

Le risque ce n'est pas d'oser, le risque c'est de penser que l'on peut survivre à la compétition sans faire les mêmes efforts que les autres. Le risque c'est de ne pas être lucide.

Sans sous-estimer les succès réels que la France a rencontrés au cours de l’année 2005, nul ne peut contester que l’année écoulée a constitué à d'autres égards une année difficile pour notre pays. Le non au référendum a confirmé la profondeur de l’exaspération, des inquiétudes et du désarroi des Français. Les violences dans les banlieues ont pour leur part souligné l’étendue de l'échec de nos politiques publiques depuis trente ans.

Aujourd'hui, les Français aspirent à un nouvel espoir. Cet espoir sera la conséquence des débats politiques nombreux, approfondis, sans tabou que je souhaite pour que notre démocratie soit vivante.

***

La sécurité reste une préoccupation prioritaire des Français. En 2005, pour la troisième année consécutive, la délinquance a reculé -de 1,30% pour la délinquance générale, de 4,75% pour la délinquance de voie publique- soit, depuis 2002, une baisse de la délinquance générale de 8,2% contre une augmentation de 13,92% entre 1998 et 2001, et une baisse de plus de 20% de la délinquance de voie publique. En quatre ans, la politique du gouvernement aura permis d'éviter plus de 765 000 victimes. Le taux d'élucidation continue pour sa part de s'améliorer, passant de 26,27% en 2002 à 33,21% en 2005.

Pour 2006, j'ai fixé comme objectifs globaux une baisse de 3 % de la délinquance et un taux d'élucidation porté à 35%. Cela fera sur 4 ans une baisse de la délinquance de plus de 11 % et une augmentation du taux d'élucidation de 33 %.

Outre bien sûr l'impératif absolu que représente notre action contre le risque terroriste, j'ai défini six priorités sectorielles, des priorités qui correspondent au besoin d'autorité qu'expriment les Français, à leur désir que la règle soit respectée par tous, qu'ils puissent se déplacer sans être inquiétés, que leurs enfants puissent aller à l'école sans qu'ils soient préoccupés, que la Justice soit rendue comme le législateur l'a voulu, en prenant d'abord en compte le sort des victimes.

- La création d'une police ferroviaire d'abord.
La nécessité d'un renforcement de la sécurité des voyageurs dans les transports en commun m'est apparue dès 2002, puisqu'en arrivant au ministère j'ai constaté que la délinquance dans les transports publics de la région parisienne avait bondi de plus de 30% au cours des deux années antérieures. C'est ce qui m'a conduit à créer un service unifié de sécurité des transports en Ile-de-France doté de 1 200 hommes. En 2005, j'ai étendu cette organisation à Lyon, Lille et Marseille. Ces efforts n'ont pas été sans effet puisque depuis 2002 le nombre des infractions relevées dans les transports ferroviaires a baissé de 34 % passant de 10 150 à 6 679. La réalité de l'insécurité dans les TER, illustrée par les événements survenus dans le Nice-Marseille le 1er janvier, doit conduire à généraliser cette démarche. Une police ferroviaire sera donc créée cette année. Elle sera animée par la direction centrale de la police aux frontières et sera forte, d'ici décembre 2006, d'un total de 2 500 fonctionnaires et militaires de la gendarmerie. Aujourd'hui même, cette présence renforcée est mise en œuvre en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

- Le renforcement de la sécurité à l'école. Cela ne dépend certes pas que du ministère de l'Intérieur. Mais il ne faut pas que nous nous voilions la face. L'actualité nous apporte chaque jour des indications préoccupantes sur l'insécurité à l'école, et cela pour les enseignants aussi bien que pour les élèves. Je veux dire que la police et la gendarmerie sont à la disposition de la communauté éducative. Elles sont prêtes à resserrer les liens avec les enseignants, à faire des permanences au sein des établissements. C'est localement que les formules adaptées doivent être trouvées.

- Une lutte résolue contre les bandes qui font régner leur loi dans certains quartiers.
Les trafics de tous ordres rendent dans certaines cités la vie impossible. Il faut les faire reculer de façon plus radicale. Le renforcement permanent des effectifs de police qui y sont affectés par 20 compagnies républicaines de sécurité et sept escadrons de gendarmerie mobile, soit environ 2 000 hommes, est une première réponse. Une deuxième réponse réside dans l'intensification du travail de police judiciaire. Les GIR ont obtenu d'excellents résultats. Leurs méthodes de travail doivent être développées à l'échelon des quartiers. Le rapprochement des données de la police, de la douane, des services fiscaux, met en évidence les suspicions d'enrichissement irrégulier et permet d'orienter les enquêtes. Une troisième réponse est à rechercher dans la création d'une réserve citoyenne de la police nationale. D'ores et déjà, il existe une réserve opérationnelle faite de jeunes retraités de la police. La réserve citoyenne sera constituée de citoyens, qui comme les sapeurs pompiers volontaires veulent donner un peu de leur temps pour apporter leur contribution à la création d'une meilleure sécurité. Ils seront agréés par la police, porteront des signes distinctifs. Bien sûr ils n'auront aucune prérogative de puissance publique, ne seront pas armés, ne participeront à aucune mission de police, mais ils effectueront des missions de médiation, de relation avec la population, de sensibilisation à la loi et à la bonne conduite. Je propose que dès cette année nous ayons 1 000 volontaires.

- La lutte contre les violences aux personnes.
Elles ne représentent qu'un peu plus de 10% de la délinquance générale. Elles sont élucidées à plus de 57%. Les plus graves d'entre elles sont en baisse : les homicides, les violences sexuelles (- 9%), les vols à main armée (- 11, 92%). Globalement, cependant, elles ont augmenté l'an dernier de 4,97%, notamment du fait des coups et blessures volontaires. Nous sommes là face à deux phénomènes : la montée de l'agressivité dans les rapports entre les personnes et les violences intrafamiliales. Je souhaite que nous nous attaquions en 2006 à ce type de violences. A cette fin, je compte doubler le nombre de travailleurs sociaux dans les commissariats. Ils sont 25. Ils seront 50 à la fin de l'année. J'ai également décidé d'expérimenter la création dans les départements d'Ille-et-Vilaine, de Seine-Maritime et des Yvelines d'emplois de psychologues afin d'aider nos agents à réduire les situations de tension et d'agressivité auxquelles ils ont à faire face. Cette expérience débutera la semaine prochaine. Si dans les trois mois, les résultats sont concluants, la démarche sera généralisée à tous les grands services. Pour ce qui est des violences à l'intérieur du cercle familial, des services spécialisés sont en cours de développement depuis l'automne sur l'ensemble du territoire. Je crois cependant que des mesures nouvelles s'imposent. Des mesures pratiques : c'est le sens de la circulaire que le Garde des Sceaux et moi-même nous apprêtons à adresser aux préfets et aux procureurs afin qu'en cas de violences conjugales, ce soit l'auteur des faits qui quitte le domicile et non la victime. Des mesures législatives aussi. La loi adoptée le 15 décembre en première lecture va dans le bon sens, mais elle ne suffit pas. Mon projet de prévention de la délinquance sur lequel je reviendrai dans un instant prévoira la répression aggravée des violences habituelles au sein du couple, l'injonction de suivi thérapeutique pour le conjoint violent, l'injonction d'éloignement du domicile dans le cadre de l'alternative aux poursuites. Même au sein du cercle familial, une victime est une victime. Elle doit être notre priorité.

- La recherche 'une nouvelle réponse à la délinquance des mineurs.
Là encore, il faut être réaliste. Les mineurs d'aujourd'hui ne sont plus ceux qui étaient visés par l'ordonnance de 1945. L'ordonnance de 1945 aboutit de fait à l'impunité dans de trop nombreux cas. Il ne s'agit pas d'envoyer les mineurs en prison. Je dis seulement que si un mineur ne reçoit pas, et très rapidement, un signe que ce qu'il a fait est contraire à la règle, il aura bien des difficultés à distinguer le bien du mal, le droit de l'interdit. Ce n'est jamais rendre service à un enfant ou à un adolescent que de ne pas lui apporter de limites. C'est prendre le risque de l'ancrer dans la délinquance. Je propose d'abord que les mineurs délinquants comparaissent dans des délais très brefs, immédiatement même lorsque les circonstances de l'infraction sont claires. Je propose ensuite qu'ils reçoivent systématiquement une réponse de la société après un acte délictuel. Pour cela, il faut diversifier la gamme des décisions à la disposition des juges : placement en internat, sanction éducative, centres d'éducation adaptés permettant une action pédagogique et civique, rappel à la loi, réparation. Il faut aussi remplacer la succession sans fin des admonestations. Le mineur qui revient plusieurs fois devant le juge pour des dégradations de véhicules doit faire l'objet d'une décision qui ne peut plus se limiter à un avertissement sans frais.

- La fin de la violence dans les stades.
Les comportements de violence, de haine raciale que l'on peut observer dans les stades, notamment de football ou à leurs abords, sont insupportables. Dans quelques jours, la loi permettra d'appliquer une interdiction administrative de stade, à l'initiative des Préfets. D'autres dispositions seront, en 2006, ajoutées à notre arsenal législatif : celle d'assortir automatiquement la condamnation d'interdiction de pénétrer ou de se rendre aux abords d'une enceinte sportive, de l'obligation de se rendre dans un service de police au moment du match afin que l'interdiction soit bien suivie d'effet, celle d'une obligation des clubs de veiller au bon fonctionnement des systèmes de vidéo-surveillance, celle de l'interdiction d'introduire ou d'utiliser des fusées à l'intérieur des stades. Je souhaite également généraliser les dispositifs techniques permettant le contrôle des personnes et de la billetterie à l'entrée dans les stades. J'ai décidé, enfin, de nommer au sein du ministère un "Monsieur football". Ce sera Michel LEPOIX, commissaire divisionnaire, qui aura la charge des relations avec le milieu sportif.

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Pour inscrire dans la durée le retour à la sécurité, une seconde étape, complémentaire, est nécessaire : la mise en œuvre d’une politique globale et cohérente de prévention de la délinquance. Une telle politique n’a jamais été développée en tant que telle. Elle est indispensable.

Je présenterai dans les semaines qui viennent un plan national de prévention de la délinquance et je me réjouis de l'accord que m'a donné le Premier ministre d'en proposer au Parlement la déclinaison législative. J'aurai l'occasion d'y revenir. Permettez-moi de citer à titre d'exemples des avancées à mon sens importantes que ce projet comportera :

- Les moyens d'assurer le respect de l'obligation scolaire sans lequel un enfant perd toute chance de réussir et de s'épanouir. Comment ? En rappelant aux caisses d'allocations familiales l'obligation qui est la leur de ne verser les allocations familiales que sur présentation d'un certificat de scolarité, et en leur demandant de transmettre aux maires qui ont la charge de recenser les enfants d'âge scolaire toutes les informations dont elles disposent. Il faut savoir en effet que si certains enfants ne sont pas assidus à l'école, certains n'y sont même pas inscrits.

- La détection précoce à l'école des troubles du comportement. Toutes les études prouvent le lien entre ces troubles, le plus souvent dus à l'environnement de l'enfant du reste et la délinquance. Pour cette raison et pour l'épanouissement de l'enfant, il faut donc détecter les troubles et les soigner. Comment ? Eh bien, les enseignants doivent être formés à cette détection et des services médicaux doivent être investis d'une mission de prise en charge. Ces services sont la P.M.I et les structures de pédopsychiatrie qui sont en mesure d'apporter le soutien psychologique nécessaire. Ce n'est pas le cas. Ce doit l'être.

- Une meilleure préparation des sorties d'essai des personnes hospitalisées en milieu psychiatrique. La sortie d'essai s'inscrit dans le parcours médical. Trop d'incidents cependant conduisent à penser que s'agissant de personnes hospitalisées d'office, donc après une atteinte à la sécurité, elle doit s'accompagner de prescriptions médicales précises et d'une information du maire.

- Une extension aux supports audiovisuels de la protection des mineurs prévue pour les publications écrites à l'égard de la pornographie, du crime et de la haine raciale. Les éditeurs de publications écrites apposent sur les ouvrages comportant ces risques une mention d'interdiction de mise à disposition des mineurs. Il semble normal que les professions de l'image s'organisent pour faire de même.

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Autre grand projet du ministère en 2006 : l'immigration.

Dans les grandes démocraties occidentales, l'immigration est le plus souvent considérée comme un facteur de dynamisme. Elle évoque la possibilité de faire venir des talents et des compétences. Chez nous, l'immigration garde une connotation négative parce qu'elle n'est pas suffisamment régulée, trop peu liée à nos besoins économiques, et non assortie d'une politique d'intégration ambitieuse.

La loi du 26 novembre 2003 a permis de mettre un premier frein à la dérive des flux d'immigration créée par la loi Reseda de 1998 et d'augmenter significativement le taux des reconduites à la frontière, tout en réformant la double-peine. Nous sommes passés de 10 000 reconduites à la frontière en 2002 à 20 000 en 2005. J'ai fixé un objectif de 25 000 pour 2006, que la mise en œuvre progressive des visas biométriques devrait permettre d'atteindre.

J'ai donné instruction aux préfets d'agir avec fermeté. Je leur ai aussi demandé de faire preuve de discernement et d'humanité, en les invitant par exemple à permettre aux enfants scolarisés d'achever leur année scolaire. Mais, en ce domaine comme dans d'autres, l'humanité ne peut se départir de la responsabilité.

Une nouvelle étape doit être mise en œuvre : celle d'une immigration choisie et d'une intégration réussie.

Je dis d'intégration réussie car nous avons lieu de nous réjouir des réussites de toutes ces personnes issues de l'immigration, d'Afrique ou d'Asie, qui, malgré les difficultés objectives de leur condition, réussissent dans leur vie en France et nous apportent leur différence, leur créativité et leur joie d'être Français ou d'espérer le devenir.

Le projet de loi sur l'immigration et l'intégration que je présenterai au conseil des ministres dans le courant du mois de février comportera les cinq mesures principales suivantes : la fixation d'objectifs chiffrés en matière de flux migratoires, déterminés en fonction des capacités d'accueil de la France ; des mesures facilitant la venue de travailleurs qualifiés dont nous aurions besoin, d'étudiants, de chercheurs et de professeurs d'université ; une réforme du regroupement familial conforme au bon sens, c'est-à-dire permettant réellement aux migrants de s'intégrer (respect des procédures ; conditions de logement et de ressources adaptées à la composition des familles) ; la généralisation et l'intensification du contrat d'accueil et d'intégration, dont le respect deviendra une condition obligatoire au séjour en France ; des moyens d'éviter les détournements du mariage à des fins d'immigration clandestine.

En aucun cas, cette politique d'immigration choisie ne doit aboutir à la fuite des cerveaux des pays d'origine. Ceux que nous accueillerons devront rendre à leur pays d'origine, sous une forme ou sous une autre, le bénéfice de la formation ou de l'expérience professionnelle qu'ils auront acquise en France. Et nous tiendrons compte de l'intérêt des pays d'origine dans les autorisations de séjour que nous accorderons. C'est une différence majeure avec la politique de certains de nos partenaires développés et je souhaite que la France porte ce débat dans les instances européennes et internationales. Le développement des pays pauvres doit rester un objectif majeur.

J'ajoute que le texte que je prépare ne modifie pas les dispositions relatives aux étrangers malades.

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Au seuil de cette nouvelle année, mes vœux s’adressent aussi à nos compatriotes d’outre-mer, qu’ils se trouvent dans leurs territoires d’origine ou en métropole. Permettez-moi, aussi, d'avoir une pensée toute particulière pour les victimes de la catastrophe aérienne du 16 août 2005 qui a endeuillé la Martinique et la France dans son ensemble.

La France et les départements et territoires d'outre mer entretiennent des relations souvent passionnées et qui ont pu être marquées de malentendus alimentés par une histoire douloureuse qui avive les questions identitaires. Malgré les différences, nous appartenons à une même nation. Les départements et territoires d'outre-mer ont besoin de la France, et la France a tout autant besoin d'eux. Ils font partie de nous mêmes. Eh bien il faut parler des malentendus et dialoguer dans le respect mutuel. Ceux qui sont nés à l’occasion des débats sur la loi du 23 février 2005 doivent être levés. Ce débat aura eu le mérite de nous permettre de condamner à nouveau sans appel l'horreur de l'esclavage ; esclavage que Victor Schoelcher qualifiait justement de "crime de lèse-humanité".

Pour moi, la réécriture de l'article 4 doit avoir, au moins, deux objectifs. Le premier est celui d'écarter la référence ambiguë à "l'outre-mer" puisque le texte ne vise pas l'outre-mer au sens de notre actuelle Constitution, mais des territoires qui ne sont plus rattachés aujourd'hui à notre pays (anciens départements français d'Algérie, Maroc, Tunisie notamment). Le second objectif est de préciser que les programmes scolaires accordent à l'histoire de la présence française dans ces territoires la place conséquente qu'elle a eu ; pas plus, pas moins.

Il ne faut pas, en tout état de cause, que ces questions nous empêchent d’avancer sur les sujets qui touchent à la vie quotidienne des ultramarins et pour lesquels les attentes sont fortes : la sécurité, l'emploi, l'immigration, le logement ou encore la santé.

Il faut poser les bases d'une nouvelle politique pour l'Outre-Mer. Elle doit être éloignée du clanisme, de la compassion et de l'assistanat pour faire place au respect, à la dignité et au développement. C’est dans cet état d'esprit, que je me rendrai en Guadeloupe et en Martinique, au mois de mars, afin d'apporter des réponses concrètes aux problèmes quotidiens des Antillais, à commencer par celui de la sécurité. Je n'évacuerai pas des sujets sensibles tels que celui de la continuité territoriale ou celui des zones franches.

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Lorsqu' à la fin de l'année 2004, j'ai été élu à sa présidence, j'ai engagé l'UMP dans une politique de soutien et d'inspiration de l'action du gouvernement. J'ai souhaité que dans le domaine des propositions, l'UMP soit devant le gouvernement. De nombreuses propositions formulées par l'UMP ont été mises en œuvre ou annoncées par le gouvernement et le Président de la République. Je m'en réjouis.

L'UMP souhaite que le gouvernement continue à s'inspirer de ses propositions. A titre d'exemple, je souhaite que soient retenues quatre propositions :

- celle d'expérimenter dans trois universités, une réelle autonomie, car c'est le seul moyen de réconcilier notre système universitaire avec les meilleurs standards internationaux et de faire entrer notre pays de plein pied dans l'économie de la connaissance et de l'innovation.

- celle d'apporter de nouvelles réponses aux préoccupations lancinantes des Français en matière de pouvoir d'achat, dans la fonction publique en permettant aux fonctionnaires qui le souhaitent de travailler plus pour gagner plus, et dans l'entreprise en exonérant de charges sociales les heures supplémentaires. Ce sera une démarche gagnant-gagnant : cela abaissera leur coût pour les employeurs tout en accroissant les revenus nets perçus par les salariés.

- Une loi sur le service minimum garanti dans les transports en commun. Les grèves récentes et répétées sur certaines lignes du RER en ont confirmé la nécessité.

- Un plan pluriannuel de non remplacement de la moitié des fonctionnaires partant à la retraite. L'économie dégagée doit être affectée pour moitié au pouvoir d'achat des fonctionnaires et pour moitié à la réduction du déficit. La situation d'endettement de la France devient insupportable. Avec la revue des programmes, c'est le seul moyen de l'aborder sérieusement.

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Tout au long de 2006, l'UMP continuera d'avancer des idées nouvelles. Une dizaine de Conventions thématiques sera organisée à cette fin d'ici septembre 2006. J'en citerai trois.

D'abord la convention sur la culture, le 24 janvier prochain avec notamment la question des nouvelles technologies.

Celles-ci sont une chance pour l'accès de tous à la culture, la découverte de nouveaux talents, la diffusion de la culture française dans le monde. Ce serait donc doublement fautif si Internet aboutissait à assécher la création et empêcher les artistes de vivre de leur travail.

La licence globale n’est pas une solution viable, non seulement parce que son montant ne sera jamais assez élevé, mais surtout parce que les artistes et les ayants droits veulent - à juste titre - être rémunérés selon leur talent et leur travail et pas de manière collectiviste. Aucun autre pays au monde n’a retenu cette solution. Mais je crois aussi qu'il faut proportionner les sanctions à la réalité de la faute et du préjudice, garantir dans des conditions simples que les mesures techniques de protection ne font obstacle ni à l’usage normal des biens par les consommateurs, ni à la recherche et à l'innovation française, ni au développement de l’offre légale sous toutes ses formes. A cet effet, il faut réfléchir à la création d'une agence de soutien au développement des services d'offre légale en ligne, capable de trancher les conflits entre les ayants droits et les internautes qui veulent créer ces services, et de mobiliser les financements nécessaires à cette fin. Cela permettrait une transition progressive vers cette nouvelle économie et l’adaptation en douceur de chaque acteur. Je verrai lundi prochain, en coordination avec le ministre de la culture, des représentants des parties concernées.

Le 1er février, l'UMP tiendra une Convention sur l'école, un sujet sur lequel les attentes de nos concitoyens sont majeures.

D'autres conventions sont d'ores et déjà prévues qui porteront sur la santé, la justice, le sport, l'outre-mer, les institutions… sans oublier le logement, autre préoccupation majeure de nos concitoyens dont l'aspiration à devenir propriétaire est loin d'être actuellement satisfaite.

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Conformément aux engagements que j'avais pris en novembre 2004, une réforme de nos statuts, soumise depuis quelques jours au vote de nos militants, permettra à tous les adhérents de l'UMP de choisir le candidat ou la candidate que l'UMP soutiendra pour la prochaine élection présidentielle.

L'organisation des Conventions permet d'associer nos militants à l'élaboration de notre projet. A l'automne 2006, une "Convention du projet" fera la synthèse de l'ensemble de nos débats et travaux avant que le Conseil national n'adopte les grandes orientations du projet législatif de l'UMP pour 2007. Les dix propositions principales de ce projet seront soumises au vote des militants.

Internet joue un rôle croissant dans la démocratisation de l'UMP. 30 000 adhérents nous ont rejoint par internet. Et nous allons créer, au cours du deuxième trimestre 2006, la 105ème fédération de l'UMP : la fédération UMP direct, sur le web.

L'UMP a été très active au cours de l'année 2005 et elle a tenu ses engagements. C'est pourquoi nous avons dépassé largement l'objectif de 200 000 adhésions que je m'étais fixé, et que l'UMP comptait 216 000 adhérents au 31 décembre 2005. J'ai fixé le cap pour 2006 à 300000.

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Dans un an, en janvier 2007, le temps sera venu des grandes décisions à prendre pour dessiner l'avenir de notre pays pour les cinq années suivantes. De nombreuses questions se poseront. Trois d'entre elles apparaissent déjà avec évidence.

La première est celle des institutions. Je ne crois pas que nos institutions soient la cause principale de nos problèmes. Je veux dire ici mon attachement aux institutions de la Vème République.

Cela ne signifie pas qu'il ne faille pas aménager la Constitution. Il faut en particulier tirer les conséquences du renforcement de la place et du rôle du Président de la République par le quinquennat.

Du fait du quinquennat, plus que jamais le Président de la République est la clé de voûte de nos institutions. Il a la légitimité du suffrage populaire dans son expression la plus universelle. En même temps cette considération me conduit à ajouter que le futur président ne pourra être que différent de ceux qui l'ont précédé : il devra s'engager non seulement sur les grandes options mais aussi sur tout ce qui concerne la vie quotidienne des Français, sur leurs souffrances, sur leurs aspirations. Il devra davantage engager sa responsabilité. Il devra prendre des engagements. Expliquer comment et avec qui il les mettra en œuvre.

Le nombre de mandats présidentiels devrait être limité à deux à partir de la prochaine élection présidentielle, car l'énergie que l'on met à durer, on ne la met pas à faire. Or, c'est "faire" qui est le premier devoir d'un Président. En outre, avec de telles responsabilités, exercées quotidiennement, 10 ans de pouvoir est un horizon suffisamment ambitieux.

L'étendue des pouvoirs présidentiels exige ensuite que le Président rende plus régulièrement des comptes à la Représentation nationale. Je suis pour que le Président de la République puisse venir expliquer directement sa politique aux parlementaires et pour que ceux-ci puissent demander à débattre des questions touchant la politique étrangère, la défense et la politique européenne.

Les contrepouvoirs au pouvoir présidentiel doivent être renforcés, voire créés. Il faut que le Parlement puisse débattre avec le gouvernement des orientations de la politique gouvernementale et, le cas échéant, les amender. Aujourd'hui, on utilise à cette fin des dispositions législatives dépourvues de caractère normatif, ce qui est à l'origine d'une grande confusion juridique. Il faudrait inscrire dans la Constitution la possibilité pour le Parlement d’adopter des « résolutions », c'est-à-dire des textes de portée politique non normatifs. Enfin, le Président de la République ne doit pas monopoliser entre ses mains toutes les nominations de la République. Je propose que les parlementaires de la majorité, mais aussi de l’opposition, prennent une part active dans les nominations les plus importantes grâce à un mécanisme d'auditions publiques se concluant par un vote à la majorité qualifiée des commissions compétentes. C'est au surplus indispensable pour rendre plus transparent, plus moderne, plus ouvert le processus de nomination des hauts fonctionnaires de l'Etat.

Je pense que la fonction de Premier ministre doit être conservée, comme outil nécessaire à la coordination de l'équipe gouvernementale. Une nouvelle rédaction de la Constitution devrait prévoir que le Premier ministre "coordonne l'action du gouvernement" alors que le texte actuel dispose qu'il la "dirige". Le gouvernement devrait être limité à une quinzaine de ministres pleins et le nombre de départements ministériels, ainsi que leurs attributions, fixés par une loi organique.

Enfin, il est plus que temps d'ouvrir l'accès du Conseil constitutionnel aux citoyens. Je propose qu'à l'occasion d'un procès, tout plaignant qui estime que la loi en vertu de laquelle il risque d'être condamné est contraire à la Constitution puisse soulever une exception d'inconstitutionnalité. Si le Président de la juridiction estime que le motif est sérieux, il décide de surseoir à statuer et saisit le Conseil Constitutionnel.

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La deuxième question déterminante est celle de l'Europe. Elle a besoin d'institutions efficaces, de frontières stables et d'un nouvel élan.

Il faut doter l'Union européenne des institutions nécessaires à son fonctionnement. Le traité constitutionnel n'a pas été ratifié par les Français. Force est de constater qu'il n'y a pas de plan B. Chacun doit prendre maintenant ses responsabilités.

Il y avait, dans le projet de traité, après le remarquable travail de concertation et de recherche d'une vision européenne conduit par Valéry Giscard d'Estaing, un certain nombre de progrès institutionnels qui faisaient l'objet d'un consensus, comme la présidence stable, l'extension du vote à la majorité qualifiée et de la co-décision, le ministre des affaires étrangères européen. Nous devons établir, à partir du texte initial, un texte plus court, fondé sur la première partie du traité, un texte qui finalement ait pour seul objet d'organiser le fonctionnement de l'Europe à 25. Une mission d'évaluation pourrait, dès cette année, et aux fins d'élaborer ce texte resserré, faire le tour des capitales européennes pour y rencontrer les gouvernements, les parlements nationaux, les partis politiques et les représentants des sociétés civiles. Je propose que ce texte resserré et consensuel fasse l'objet, le moment venu, d'une approbation par le Parlement.

L'échec des référendums français et néerlandais a été en partie provoqué par l'hostilité des peuples à une Europe sans frontières. Je regrette que les dirigeants européens n'en aient pas tenu compte. Je crois nécessaire de ne plus procéder à de nouveaux élargissements, tant que de nouvelles institutions n'ont pas été adoptées. Je souhaite aussi le lancement d'une procédure d'élaboration d'un statut de partenaire stratégique de l'Union européenne, pour ceux de nos voisins qui n'ont pas vocation à en être membre.

Je souhaite enfin -sur un plan qui n'est pas institutionnel, mais davantage politique- que dans le respect de chacun des membres de l'Union, et en pleine association avec eux nous fassions en sorte que les 6 principaux pays (l'Allemagne, le Royaume Uni, l'Espagne, l'Italie, la Pologne et la France) qui représentent 75 % de la population de l'Union, jouent un véritable rôle de moteur de l'Union Européenne.

***

La troisième question est celle de la profondeur des changements nécessaires à notre pays.

Ma conviction est que la France a besoin de beaucoup changer, non pas pour se diluer dans le village planétaire, faire table rase du passé, cloner un modèle étranger, mais au contraire pour se retrouver, renouer avec les valeurs qui sont les siennes, et qui font qu'elle ne ressemble à aucun autre pays, et prendre un nouveau départ.

La France est heureuse quand elle est grande et elle est grande quand, parce qu'elle est pleinement préparée aux défis de son époque, elle peut prendre une part active à l'édification du monde nouveau. Les soubresauts de notre grandeur suffisent de moins en moins à dissimuler l'étendue du terrain perdu.

La France est indissociable de son Etat. Mais son Etat est impuissant, engoncé dans sa dette et segmenté dans ses structures. Il faut lui aussi le retrouver dans toute sa cohérence et sa plénitude. L'Etat, ce n'est pas seulement des institutions, un appareil administratif et un budget. C'est une communauté d'appartenance, c'est le lien politique et juridique qui fait la nation ; c'est le fil conducteur qui relie passé, présent et avenir ; c'est enfin le garant de l'équité entre les individus, entre les générations et entre les territoires.

La France est un idéal de fraternité. Mais elle est de plus en plus fractionnée et ses liens sociaux n'ont jamais été aussi distendus.

Tout cela n'est pas le fruit de la fatalité, ni d'un monde qui a changé trop vite autour de nous. La France a tous les atouts pour retrouver son rang en Europe et dans le monde. Elle a tous les talents pour tirer partie de la mondialisation. Son peuple aspire à retrouver une cohésion nationale.

Encore faut-il qu'elle le décide et qu'on lui dise avec clarté et franchise les enjeux et les objectifs !

2006 sera une année d'action. Je forme le vœu que ce soit aussi une année de préparation de l'avenir.

mardi, 10 janvier 2006

Voeux à la presse de Dominique de Villepin

Je vous remercie d’avoir bien voulu répondre à mon invitation, pour ces vœux à la presse. Je voudrais commencer bien sûr, par vous souhaiter les meilleurs vœux possibles, pour vous-mêmes, pour vos familles, ainsi que pour l’ensemble des médias que vous représentez. La radio, la télévision, la presse écrite, régionale ou nationale, les sites Internet. Tous ensemble, je vous souhaite le meilleur pour cette année, qui sera, une fois de plus, une année de grands changements à travers le monde et en France.

Cette année, je le sais, et vous l’avez rappelé, Chantal Didier, la liberté de la presse à nouveau a été un grand combat. Et vous avez payé un très lourd tribut. Je salue, bien sûr, Christian Chesnot, Georges Malbrunot, Florence Aubenas, et vous avez cité, plus récemment notre otage, libéré hier, et puis Ingrid Betancourt. Et c’est vrai, que nous continuons à nous battre au quotidien, pour tout faire, en vue de sa libération et de celles et ceux qui sont avec elle.

Ce combat pour la liberté de la presse, il est indispensable, parce que c’est un combat pour la démocratie, c’est un combat pour l’information. Et vous savez que la conviction qui est la mienne, c’est que tout ce qui va dans le sens de la transparence, tout ce qui va dans le sens de la vérité, est bon, pour vous, pour la politique, pour la Nation, et pour le monde.

Alors, c’est vrai qu’il y a de nouveaux défis pour les médias : des défis économiques, des défis technologiques importants. On voit l’apparition des journaux gratuits, la révolution du numérique, tout cela exige des adaptations. Eh bien nous sommes là pour vous accompagner, et c’est vrai que nous voulons trouver les moyens de faire en sorte que cette mutation puisse se faire dans cette exigence d’information et de transparence indispensables à toute démocratie.

L’année 2005 a été une année importante avec, à la fois, des succès et en même temps des difficultés, voire des crises. Mais c’est une année où nous avons, les uns et les autres, appris beaucoup. Beaucoup de leçons. Et la conviction qui est la mienne, c’est que la France en sort fortifiée, davantage mûrie, plus riche d’expériences. Alors, en 2006, j’ai émis le souhait d’"une année utile". Qu’est-ce que cela veut dire "une année utile" pour la France en 2006 ? Eh bien d’abord, une année d’engagements, une année de vérité aussi, et une année de détermination et de courage.

Une année d’engagements : je suis têtu ! Et le Président de la République m’a confié une mission. Cette mission, c’est de mener à la tête de notre pays la bataille pour l’emploi. La bataille pour l’emploi, qui est la grande préoccupation de nos compatriotes. Cette préoccupation, je voudrais, si vous le voulez bien, m’y attarder.

Quelle est sa signification profonde ? Eh bien d’abord, c’est que cela concerne toutes les Françaises et tous les Français. L’ouvrier, qui a peur que son entreprise soit délocalisée ; les parents qui s’inquiètent de l’entrée dans la vie active de leur fils ou de leur fille ; la jeune maman, qui est en intérim ou en travail temporaire ; la personne de plus de 50 ans, senior, que l’on voudrait pousser vers la fin de l’activité. Cela concerne tout le monde. Et cela fragilise tout le monde et tout le pays. Parce qu’en effet, il y a ceux qui souffrent de ne pas avoir d’emploi, et il y a tous ceux qui craignent de perdre l’emploi qu’ils ont. Et cela veut dire, qu’aujourd’hui, le chômage, ce n’est pas simplement un problème économique, un problème social, c’est aussi, aujourd’hui, dans notre pays, un problème politique majeur. Et quand je dis "problème politique", je veux dire un problème démocratique.

Comment croire dans la politique, comment croire dans la puissance publique, si, quand elle s’investit pour apporter des réponses à nos problèmes, elle n’obtient pas de résultats ? Voilà le grand défi d’aujourd’hui : faire reculer le chômage. Alors, nous nous sommes battus. En 2005, nous avons eu des premiers résultats, nous avons ciblé l’action sur les très petites entreprises, et nous avons créé "le contrat nouvelles embauches", le chèque "très petites entreprises". Nous constatons aujourd’hui, un sondage vient de le dire : près de 30% des "contrats nouvelles embauches" n’auraient pas été signés si ce contrat spécifique n’avait pas été inventé. Et puis, ces contrats s’adressent aussi à des gens qui étaient dans l’extrême précarité, et qui, grâce à ce contrat peuvent retrouver pied sur l’emploi dans le cadre d’un vrai contrat à durée indéterminée.

Nous avons engagé la modernisation du service public de l’emploi, et je veux rendre hommage aux hommes et aux femmes, dans notre pays, qui se sont mobilisés pour apporter des réponses à ces inquiétudes du quotidien, et à qui j’ai demandé de recevoir, tous les mois, les demandeurs d’emploi dans notre pays. C’est une chose que de "pointer" comme on dit à l’ANPE, une fois par an ou une fois tous les deux ans. C’est autre chose que d’y être reçu, avec un référent, qui, tous les mois, appuie vos efforts, guide votre travail, vers un stage, vers un contrat, et qui vous aide et vous appuie au quotidien. Un référent, un dossier unique, un dossier informatique qui vous suit, autant d’éléments nouveaux. Et puis, un contrôle, parce qu’il faut bien que dans notre pays les règles élémentaires soient respectées si l’on veut avancer ; un contrôle du suivi, du retour à l’emploi. Oui, cela n’a rien de choquant. C’est le principe d’une démocratie mûre, c’est le principe d’une démocratie courageuse, c’est le principe d’une démocratie qui s’assume en fixant des règles, et les mêmes pour tous.

Et puis aussi, nous avons remis de l’ordre dans "les contrats aidés" pour qu’ils redeviennent lisibles, utilisables, compréhensibles. Et c’est vrai, nous avons aujourd’hui de premiers résultats.

Je ne m’en satisfais pas, et c’est pour cela que j’ai décidé d’annoncer d’ici quelques jours, la deuxième étape de la bataille pour l’emploi.

Lors de la première étape, nous avions fixé les très petites entreprises. Il fallait consolider l’emploi dans un partenariat entre le salarié et l’employeur. La deuxième étape, nous allons cibler notre effort sur les jeunes.

Pourquoi les jeunes ? Partons d’un constat : 20% de chômage des jeunes dans notre pays. Il faut de 8 à 11 ans à un jeune pour rentrer durablement sur le marché du travail. Cela veut dire quoi ? Des stages, des CDD, des périodes d’inactivité, de l’inquiétude, de la difficulté à trouver un logement, de la grande difficulté à s’engager dans une vie personnelle et familiale. Tout ceci doit être changé.

Et c’est pour cela que nous aborderons cette deuxième phase avec la même détermination et la même énergie que la première.

Alors, cela ne suffit pas encore, nous le savons. Le marché de l’emploi évolue ; la démographie française et européenne évolue. Et nous avons besoin de défendre et de développer davantage l’activité dans notre pays. Cela veut dire, permettre à tous ceux qui le souhaitent de travailler ou de travailler plus : les seniors, les femmes, tous ceux qui souhaitent développer leur activité doivent pouvoir le faire dans notre pays. C’est un défi essentiel pour la compétition française.

Cette mobilisation, elle est indispensable pour redonner confiance à notre pays. Elle est indispensable aussi, pour adapter notre pays à la mondialisation. Si cet effort n’est pas fait, eh bien nous verrons nos chances et nos forces péricliter. Donc, nous devons le faire, et nous devons le faire vite.

Une année d’engagements donc, mais aussi, et cela va de pair, une année de vérité. La vérité, c’est votre métier et c’est l’exigence de mon métier à moi de responsable politique. Il n’y a pas d’action politique qui ne s’appuie sur la vérité. Le faux-semblant, le mensonge, la fuite en avant, cela fait illusion quelques mois ; parfois quelques années. On ne bâtit rien sur le faux-semblant. La première vérité, c’est que la croissance, dans notre pays, n’est pas suffisante et que, quand nous voyons la croissance mondiale, nous nous disons que nous n’en profitons pas assez, que nous ne nous sommes pas donnés les moyens suffisants pour en bénéficier. Alors, nous avons engagé une bataille pour la compétitivité, pour l’attractivité, nous avons renforcé nos moyens avec la création d’OSEO, l’Agence nationale pour la recherche, l’Agence nationale pour l’innovation industrielle. Nous avons une grande réforme fiscale ; nous avons réformé la taxe professionnelle ; nous avons créé une délégation à l’aménagement et à la compétitivité des territoires. Tout cela n’est pas suffisant.

Il faut aller plus loin pour profiter de l’énergie, de l’enthousiasme de nos compatriotes, leur donner les moyens véritablement de s’exprimer, libérer ces énergies. D’autres chantiers doivent s’ouvrir. Le Président de la République a fixé là encore une feuille de route : le nucléaire, le numérique, autant d’exemples, autant de nécessités pour la France, pour gagner la bataille de l’économie de la connaissance. Et nous relèverons tous ensemble ces défis. Le Président de la République a ouvert une nouvelle voie pour le financement de la protection sociale. Nous allons explorer cette voie. Et je réunirai très prochainement un comité interministériel rassemblant l’ensemble des ministres compétents et j’ai demandé au Centre d’Analyse Stratégique de bien vouloir éclairer les différents scénarios, les différents impacts possibles de telles réformes sur notre économie. Nous voulons avancer avec la garantie de l’équilibre, avec la connaissance exacte des répercussions des différentes mesures que nous pourrions prendre.

La deuxième vérité indispensable, c’est celle de la modernisation de l’État. Nous ne pouvons pas avancer avec des boulets aux pieds. Nous ne pouvons pas accepter des rigidités, des lourdeurs, des réflexes par trop bureaucratiques. Or, cela tombe bien, parce que l’État en France, et les serviteurs de l’État en France, sont les premiers demandeurs de la réforme. Ils veulent s’adapter, moderniser, mieux servir nos concitoyens. Et là aussi, il faut ouvrir les yeux, et ce Gouvernement a voulu le faire dans la plus totale clarté. Et c’est pour cela que nous avons voulu dire aux Français la réelle situation financière de notre pays : 1.100 milliards de dette, 17.000 euros pour chaque enfant qui naît dans notre pays. Là encore, ce n’est pas acceptable. Et j’ai fixé un objectif : d’ici à cinq ans, nous allons stabiliser la dépense publique ; nous allons faire en sorte que de 66% aujourd’hui, nous arrivions à 60 % dans cinq ans, c’est-à-dire l’équilibre de nos finances publiques. C’est une exigence absolue et je réunirai demain la Conférence nationale des finances publiques, rassemblant tous les grands partenaires, l’État bien sûr, mais aussi les collectivités territoriales et les représentants, partenaires sociaux de la Sécurité sociale. Et au mois de juin, lors du débat d’orientation budgétaire, nous fixerons un engagement chiffré de réduction de la dette. C’est dire que nous voulons prendre toutes nos responsabilités et le faire en toute transparence devant les Français. La modernisation, c’est bien sûr aussi clarifier les missions, redéfinir le contour des structures de l’État : tout cela, c’est bien ce que nous ferons en 2006. Je l’ai dit :il ne s’agit pas d’avancer dans la réforme avec un rabot, il s’agit de définir une vision, une exigence, et d’en tirer ensemble, dans le dialogue et la concertation, toutes les conclusions.

La troisième exigence de vérité, et qui est peut-être l’une des plus importantes - et certainement même - c’est l’impatience de nos compatriotes. Nos compatriotes attendent de nous des résultats. Ils veulent des décisions et ils veulent d’abord plus de choix, plus de liberté, d’activité, davantage de retours sur le pouvoir d’achat. Ils veulent une société où ils puissent s’épanouir et s’exprimer plus librement, et en même temps, ils souhaitent être mieux armés : plus d’éducation, plus de formation pour affronter les changements du monde, et en même temps être mieux protégés face aux risques de la santé ou du chômage. Eh bien, tout cela, il faut que nous arrivions à l’intégrer et à y répondre. Et c’est pour cela que j’ai mis au cœur de la politique de ce Gouvernement le principe de l’accompagnement personnalisé. Bien sûr, un socle de principes républicains pour tous, mais la possibilité aussi à chaque âge de la vie, à chaque étape de la vie, en matière d’éducation et de formation, en matière d’emploi, en matière de solidarité face aux situations d’urgence, d’apporter les réponses qui correspondent à la situation de chacun. Quand vous rendez visite à un centre d’hébergement d’urgence, il y a, bien sûr, une âpreté, une dureté, une épreuve derrière le parcours de chacun, mais les difficultés sont souvent très différentes, même si, parfois, plusieurs d’entre elles sont communes - difficultés personnelles, difficultés psychologiques, problèmes de santé, problème familial - et à chaque fois, il faut apporter les bonnes réponses pour permettre la réinsertion. Et il faut faire tout cela en même temps. C’est bien le défi aujourd’hui, de la société française, compte tenu de ce qu’est notre tradition, compte tenu de ce qu’est notre esprit national : des principes communs, mais aussi un accompagnement personnalisé, qui prend en compte la situation de chacun et qui ne laisse personne au bord du chemin.

Engagement, vérité, mais aussi, je vous l’ai dit, détermination et courage. Et cela passe par un combat essentiel, la défense de notre unité nationale. Nous l’avons vu à l’occasion de la crise des banlieues, cette unité n’est pas donnée, ce travail, il n’est pas gagné, c’est un combat de tous les jours. Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire des règles pour défendre une autorité et un ordre républicain ; cela veut dire une politique de sécurité qui, tous les jours, est soucieuse de mieux répondre aux problèmes qui se posent : les violences aux personnes, les violences urbaines, aller apporter son concours pour aider au règlement des violences intrafamiliales qui se développent. À chaque fois de nouveaux outils, de nouveaux moyens, de nouveaux dispositifs.

De la même façon, il faut renforcer nos règles face au problème de l’immigration. Certes, lutter efficacement et fortement contre l’immigration irrégulière, mais aussi renforcer nos règles vis-à-vis de l’immigration régulière. Et nous avançons dans cette voie. Le regroupement familial, les étudiants étrangers, les mariages mixtes à l’étranger : à chaque fois, trouvons des solutions adaptées, conformes à l’esprit à la fois d’ouverture et d’humanisme de notre pays, et en même temps, à notre exigence républicaine. Des règles, mais aussi des valeurs, des principes qu’il nous faut respecter à chaque étape : la laïcité, l’un des socles de notre vie républicaine ; le respect, le respect de l’autre, l’attention aux autres, l’égalité des chances, qui sera la grande cause nationale pour 2006.

Et puis, ne l’oublions pas, il nous faut une raison de vivre ensemble. Vivre ensemble, alors que nous sommes parfois si différents de par nos origines, de par notre histoire, de par nos mémoires, de par nos identités, si différents et pourtant si riches de ces différences, richesse de la métropole et de nos provinces, richesse de l’Outre-mer. Tout cela c’est une chance formidable pour la France. Dans ce monde si divers qui est le nôtre, dans un monde où l’échange, le partage, le dialogue des cultures est la clé, nous avons autant de passerelles, de ponts, autant de cultures qui sont des ferments pour mieux comprendre ce monde dans lequel nous vivons. Et puis, à côté de cette diversité, dont il faut se nourrir, il y a bien sûr cette exigence d’unité. Il y a une ambition commune, une fierté commune ; nous sommes tous fiers d’être Français, nous voulons affirmer cette identité française. Et ça aussi, c’est une force dans le monde d’aujourd’hui.

Combat pour l’unité nationale, combat aussi - et c’est un combat auquel je suis personnellement très attaché, parce que je crois qu’on ne peut pas bien faire ce que l’on fait si on ne l’assume pas complètement tel que l’on est -, combat pour une certaine idée de la politique. Alors, je sais, beaucoup d’entre vous sont amoureux des fables et ils rêvent de grandes épopées en 2006. J’ai peur d’en décevoir un certain nombre. Je ne sais pas s’il y aura beaucoup de fables à raconter dans cette année 2006, mais ce dont je suis convaincu, c’est que nous en retiendrons la morale, jour après jour et que la famille politique qui est la mienne a pris l’engagement : c’est de servir notre pays, nos concitoyens jusqu’au bout. C’est l’engagement que j’ai pris devant les Français, c’est la mission que m’a confiée le Président de la République, et c’est l’honneur de la politique que d’être fidèle à cet engagement. Dans l’idée que je me fais de la politique, il y a bien sûr des étapes et des exigences incontournables. Un diagnostic : comment agir, dans quelque secteur que ce soit, sur quelque sujet que ce soit, sans partir d’un diagnostic clair, d’un constat partagé ? Comment agir sans être capable après concertation de prendre les décisions, même si le consensus ne se fait pas toujours spontanément et naturellement ? Comment agir durablement si les résultats ne sont pas au rendez-vous pour épauler votre action et l’encourager. Je vous le dit : en 2006, parce que le combat sera mené pied à pied, nous devons avoir des résultats, nous aurons des résultats et c’est un enjeu démocratique majeur. Si nous voulons éviter que les échéances de 2007 ne soient pas qu’un simple exutoire - et nous savons que le risque existe ; que le choix ne soit que le jeu d’une alternance mécanique - eh bien les Français doivent pouvoir faire un choix serein. Ils doivent croire en la politique, ils doivent croire à la parole du politique ; ils doivent croire que la politique peut changer les choses. Alors, oui, la démocratie peut s’exercer ; alors, oui, nous ne risquons pas de connaître ce que nous avons connu en 2002.

Les Français doivent pouvoir se déterminer sur une vision de l’avenir. Et pour cela je voudrais vous exprimer deux convictions. La première, c’est que la France a une vocation. Elle a les vocations européenne et internationale ; elle a quelque chose à dire de particulier sur la scène mondiale ; elle a des valeurs et des principes de justice, de liberté de paix à défendre, et elle doit apporter sa contribution, tous les jours davantage, dans un monde et nous le savons en 2006 qui non seulement ne sera pas facile, mais connaîtra sans doute de plus grandes incertitudes encore que celles que nous avons connu. Oui, c’est un monde de grand danger dans lequel nous vivons. Grand danger compte tenu des crises régionales, grand danger compte tenu de la pauvreté, grand danger compte tenu de la prolifération, grand danger compte tenu du terrorisme et face à cela la France doit parler, doit agir, doit se faire entendre, parce que l’expérience qui est la nôtre, la conviction qui est la nôtre, l’esprit d’humanisme et d’universalisme qui est le nôtre, dans bien des cas, peut faire la différence.

Alors nous avons terminé l’année 2005 sur une note d’optimisme, d’encouragement en Europe. Nous avons un budget et nous avons été capables d’adopter une position commune à l’OMC à Hong Kong. Eh bien, nous devons faire mieux, mieux pour nous même, mais aussi mieux pour les autres et mieux pour le monde là où la voix de la France, là où la voix de l’Europe est attendue et entendue.

Et puis, ce sera ma deuxième conclusion, ma deuxième conviction : il y a un devenir français. Oh, je sais qu’il est de bon ton de douter, de s’interroger. Sortons des jeux du petit périphérique politique. Et c’est votre responsabilité formidable que de pouvoir donner la parole aux Français. Quelle chance de pouvoir les écouter à travers les radios, les télévisions, sur Internet, dans la presse écrite s’exprimer ! C’est un bon sens qui est souvent rafraîchissant. Quelle chance que de pouvoir trouver des exemples d’enthousiasme, d’esprit d’entreprise, d’optimisme, des parcours exceptionnels de ceux qui ont su renverser le cours de l’histoire, faire fi des obstacles pour tracer un destin personnel, pour changer leur vie et celle de leur entourage. Oui ! Autant d’exemples dont nous avons tous besoin et vous ne pouvez pas vous imaginer - et je ne le dis pas comme Premier Ministre, je le dis comme lecteur, je le dis comme téléspectateur, je le dis comme auditeur - se lever le matin avec une bonne nouvelle, une bonne nouvelle pour la France, une bonne nouvelle pour les Français, oui, cela change une journée. Et, ne l’oublions pas, nous sommes le plus jeune pays de notre « vieux continent ». En 2030, nous serons le pays le plus peuplé d’Europe. Cela crée des devoirs et cela fait des lecteurs, des auditeurs, des téléspectateurs. Réjouissez-vous ! Alors, au moment où je vois, au-delà de professions éminemment respectables - les météorologues, les astrologues - je vois surgir une nouvelle population dans notre pays, de nouveaux experts : les "déclinologues". De grâce, il y a vingt siècles d’Histoire dans notre pays pour nous rappeler qui nous sommes et où nous allons. Alors, ce n’est pas en levant le doigt pour savoir dans quel sens va le vent que nous devons chercher à comprendre quel est le destin de la France. C’est en regardant en nous, c’est en puisant dans nos forces, c’est en regardant autour de nous. Et c’est fort de cette conviction que nous ferons que la France restera la France.

Alors, et ce sera mon dernier vœux, nous aurons une année dense, une année intense en 2006. Eh bien, je forme le vœu que chacun d’entre vous, avec l’encre, avec l’image, avec le son, avec les derniers moyens de la technologie, ait à cœur, à chaque étape de sa journée, de mettre quelques gouttes d’humour et quelques gouttes de tendresse. Car croyez-moi, cela rend la vie plus belle. Je vous remercie."

 

jeudi, 05 janvier 2006

En 2006, des idées d’avance pour la France

Conférence de presse des porte-parole
Lundi 2 janvier 2006
Luc Chatel



« En 2005, l’UMP a su construire une stratégie gagnante avec le gouvernement. Pour cette nouvelle année, nous souhaitons continuer dans cette voix pour faire de 2006 une année utile » a déclaré Luc Chatel. La stratégie de l’UMP, qui consiste depuis plus d’un an à être à l’avant-garde du gouvernement, est une stratégie payante. Elle a permis de « marquer un socle idéologique » en organisant des débats de fond et de « parler dans notre pays d’un certain nombre de sujets qui, il y a encore quelques mois, étaient tabous ».

Ainsi les valeurs « du travail et du mérite » sont revenues au cœur du débat public comme « la fermeté et la justice », que certains considéraient hier comme ringardes, mais en fait plébiscitées par les Français « comme des valeurs phares de la République ».

Luc Chatel a cité de nombreux exemples où « l’UMP a su faire bouger les lignes » et permis « au gouvernement d’agir dans un certain nombre de domaines » :
- le débat lancé par l’UMP sur le contrat de travail unique a permis au gouvernement de mettre en place le contrat nouvelle embauche ;
- le débat sur la nécessite d’une immigration choisie, initié par Nicolas Sarkozy et auquel l’UMP a consacré une convention, a abouti à un projet de loi qui sera présenté dans les prochaines semaines ;
- la proposition formulée par l’UMP lors de sa convention économie d’instaurer un bouclier fiscal, qui prévoit que tout contribuable ne peut payer plus de 60% d’impôt sur ses revenus, a été inscrite dans le projet de loi de finances 2006 ;
- la réforme du financement du logement et du crédit hypothécaire, proposée par Nicolas Sarkozy, a été retenue par le gouvernement pour l’année 2006 ;
- la responsabilité des juges, qui a suscité il y a quelques mois un véritable tollé, et sur laquelle le gouvernement travaille aujourd’hui ;
- Le non renouvellement des départs en retraite dans la fonction publique pour affecter les gains en partie à un meilleur pouvoir d’achat et une meilleure rémunération des fonctionnaires, a été retenue par le gouvernement.

En 2006, la stratégie de l’UMP sera renforcée avec des conventions thématiques qui vont s’accélérer. Elles porteront sur la culture, sur l’école, sur la santé, sur la place des Femmes, sur les institutions, …. Autant de sujets sur lesquels l’UMP souhaite être plus que jamais le fer de lance, l’aiguillon de la majorité et du gouvernement.

L’UMP a fait le choix d’être devant le gouvernement. En 2005, l’UMP a fait avancer nos idées. L’objectif pour 2006 : avoir toujours des idées d’avance pour notre pays a assuré le porte-parole de l’UMP.

215 843 adhérents à l’UMP
Luc Chatel a donné le bilan définitif des adhésions pour l’année 2005 avec un chiffre arrêté, au 31 décembre, à 215 843 adhérents.

A retenir dans l’agenda …
« Une date importante à retenir, le lundi 9 janvier » qui correspond à « la première mise en kiosque du magazine de l’Union » et à l’ouverture du vote des adhérents pour approuver « la réforme des statuts portant à la fois sur le fonctionnement des fédérations, la désignation des candidats aux élections législatives et du candidat à l’élection présidentielle ».

Dossier consacré au vote des adhérents

Nuit de la Saint Sylvestre : une polémique injustifiée
L’UMP par la voix de Luc Chatel a regretté que « certains aient voulu déplacer cette fête du 31 décembre sur le terrain de la polémique » car « force est de constater que cette nuit de la Saint-Sylvestre s’est plutôt bien passée grâce « à la mobilisation générale de tous les acteurs : forces de police et de gendarmeries, municipalités, associations ».

Années Mitterrand : un héritage désastreux
Interrogé sur la publication du sondage CSA-Libération qui place François Mitterrand comme « meilleur président de la République » pour 35% des Français, Luc Chatel a exprimé sa plus grande réserve : « il y a peut-être une amnésie collective » mais quand on regarde avec recul le bilan des années Mitterrand, « les grands maux de notre société d’aujourd’hui sont les conséquences des choix faits dans les années 80 ». Economiques d’abord, avec des choix qui ont souvent été des contres sens idéologiques et se sont avérés désastreux pour les décennies suivantes : relance de la consommation de type keynésien, relance du déficit budgétaire, culture de la dépense publique, nationalisation.

Politiques ensuite avec une gauche française sclérosée par ses alliances avec le Parti communiste alors que la plupart des mouvements socialistes européens ont le fait le choix de la sociale démocratie.

Enfin, évoquant certains aspects peu glorieux de l’ancien président de la République, il a rappelé comment François Mitterrand avait utilisé le Front national à des fins politiques.

dimanche, 01 janvier 2006

Bonne Année 2006

Cher(e)s ami(e)s,
Je vous souhaite à tous une bonne et heureuse année 2006, riche en événements et débats politiques. Je souhaite que cette année soit pour vous celle de la chance et de la réussite tant sur le plan personnel que professionnel.

 

Sur le plan politique cette année doit être une occasion de rassembler tous les militants derrière notre mouvement pour le préparer aux prochaines échéances de 2007. Il est impératif que nous remportions ces élections et de ce fait il est nécessaire pour chacun de se mobiliser longtemps à l’avance.

 

Bonne année encore à tous !

 

Amitiés.

 

Maxime Barnier

Délégué « jeunes populaires » du XIV ème arrondissement

 

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